L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
La bonne santé du cinéma d’horreur se confirme, accompagnant l’émergence d’une génération passionnante de réalisateurs et réalisatrices aux horizons variés. Après les films remarqués de Zach Cregger (Resident Evil), Sébastien Vanicek (Evil Dead Burn), Jane Schoenbrun (Teenage Sex and Death at Camp Miasma), Curry Barker (Obsession) ou Kane Parsons (Backrooms), la dernière livraison dans les salles françaises nous vient d’Australie. Avec Leviticus, Adrian Chiarella signe un premier long-métrage prometteur où l’horreur se pare d’un sous-texte politique. L’impulsion lui a d’ailleurs été donnée il y a quelques années, quand la légalisation du mariage entre personnes du même sexe en Australie avait donné lieu à une recrudescence des discours homophobes.
Leviticus prend ainsi pour cadre une petite ville désindustrialisée où fleurit une communauté religieuse soudée. C’est pour rejoindre cette dernière qu’Arlene (Mia Wasikowska) y a emménagé, accompagnée de son fils, Naim (Joe Bird). L’adolescent tente de trouver sa place dans ce nouvel environnement. Il noue une liaison secrète avec l’un de ses camarades de lycée, Ryan (Stacy Clausen), mais le jour où Naim le découvre en train d’embrasser Hunter (Jeremy Blewitt), il les dénonce aux autorités de sa congrégation. Les deux garçons sont alors soumis à un exorcisme qui semble affecter en profondeur leur perception. Les voilà comme possédés par une force étrange qui manipule leur désir pour s’attaquer à leur intégrité physique. Naim, témoin impuissant, est vite pris de remords.
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