L’incendie en Gironde, un « coup de tonnerre » économique qui justifie la mobilisation de l’Etat
La catastrophe est écologique, elle est aussi économique et sociale. L’incendie massif en Gironde, le plus dévastateur qu’ait connu la France hexagonale depuis un demi-siècle, provoque un « coup de tonnerre économique » dans une région « qui n’en avait pas besoin », a résumé le ministre de l’économie et des finances, Roland Lescure, lundi 27 juillet, à l’issue d’une réunion d’urgence avec les acteurs locaux.
Le feu a mis à l’arrêt plus de 13 000 entreprises, situées dans les 22 communes évacuées pour des raisons de sécurité. La fermeture de l’autoroute A63 a imposé celle des plateformes logistiques de Cestas et de Marcheprime, à l’ouest de l’agglomération bordelaise. Le site de commerce en ligne Cdiscount et La Poste y emploient plus d’un millier de collaborateurs. Les enseignes Lidl, Leclerc et Decathlon s’en servent aussi pour desservir leurs magasins du Sud-Ouest.
A Cestas, la plus puissante centrale solaire du pays, soit une capacité de 300 MWc (mégawatts-crête) sur quelque 260 hectares, est à l’arrêt depuis le vendredi 24 juillet, précise au Monde son exploitant, le producteur d’électricité renouvelable Neoen. D’ordinaire, une huitaine de salariés travaillent sur ce site, désormais évacué après avoir été menacé par les flammes. Selon le bilan provisoire du lundi 27 juillet en début d’après-midi, « pour l’instant, grâce à la mobilisation des services d’incendie et de secours sur site, les dégâts semblent limités à quelques boîtes de jonction périphérique », explique l’entreprise.
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