« L’Odyssée de Pagnol par Ariane Ascaride », sur France Inter : Marcel, Marseille et moi
C’est sans doute l’un des meilleurs sons de l’été, et entendre Ariane Ascaride est un cadeau. Pas seulement pour son accent chantant, mais aussi parce qu’elle a un talent fou pour restituer le génie de Marcel Pagnol (1895-1974). Pour France Inter, elle dresse un portrait généreux de La Gloire de mon père. En parlant de lui, elle parle d’elle, de son lien à ce Sud qui lui manque tant que, quand Paris lui donne le cafard, elle avoue qu’il lui suffit de regarder un film du cinéaste de Marius, d’Angèle ou de Naïs pour supporter son exil volontaire.
Entre les deux, c’est une longue histoire, comme la comédienne le confie dans le premier épisode de ce podcast qui en compte 15. Elle découvre Pagnol quand, à la fin du CP, elle reçoit comme prix d’excellence un livre illustré avec des extraits de La Gloire de mon père. Pour Ariane Ascaride, il est à la fois « la générosité et l’humanité tout entière » et l’écrivain qui sait mieux que beaucoup restituer l’oralité de la langue. C’est ce qu’elle réussit à faire entendre, dépoussiérant au passage Pagnol et cette étiquette qui lui colle à la peau, comme elle sa Jeannette (du film de Robert Guédiguian, Marius et Jeannette, sorti en 1997) : celle de l’auteur sympathique et provençal.
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