Logement : comment les meublés sont devenus le coûteux moteur de la location longue durée
C’est une étude qui permet d’éclairer les débats en cours à l’Assemblée nationale sur le projet de budget 2027, rendant moins favorable la fiscalité de la location meublée non professionnelle. Publié mercredi 28 octobre par l’Agence nationale d’information sur le logement (ANIL), et intitulé « L’essor de la location meublée de longue durée, un facteur de recomposition du parc locatif privé ? », ce document tâche d’expliquer la forte croissance à la fois du stock et des offres de location de logements meublés, et les effets de ces hausses.
Premier constat : en quinze ans, entre 2006 et 2022, ce parc est passé d’un peu moins de 500 000 logements à 1 070 000, faisant plus que doubler, pour finalement atteindre 14 % des locations longue durée privées (données Insee). Cette moyenne cache d’importantes disparités : la part de ces logements est faible en dehors des villes, mais s’élève à 20 % à 25 % dans les agglomérations de Paris, Montpellier ou Clermont-Ferrand, 44 % à Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie), 30 % à Palavas-les-Flots (Hérault). L’étude forme l’hypothèse que, dans les Alpes et sur les littoraux, ces logements alternent entre location touristique en saison et location à titre de résidence principale le reste de l’année.
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