Logement : le nouveau diagnostic de performance énergétique réduit l’avantage du gaz par rapport à l’électricité
Le gouvernement a décidé de modifier le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique des logements (DPE), avec pour effet de réduire encore l’avantage de ceux alimentés en gaz sur ceux chauffés à l’électrique, selon un arrêté au Journal officiel, mercredi 26 août.
Le texte, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027, « modifie de 1,9 à 1,7 la valeur du facteur de conversion » pour l’électricité dans les diagnostics de performance énergétique et les audits énergétiques. Ce coefficient était déjà passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier dernier dans le cadre de la réforme du DPE destinée à être plus favorable aux chauffages électriques. Le gaz naturel bénéficie d’un coefficient de 1, plus avantageux que l’électricité.
Cette mesure aura pour effet de réduire davantage le nombre de passoires énergétiques, selon l’étude d’impact transmise au Conseil supérieur de l’énergie (CSE) début août. « L’abaissement du facteur de conversion aura pour effet mécanique d’améliorer la note DPE d’un nombre significatif de logements, avec une réduction de 14 % du nombre de passoires dans le parc locatif privé, soit 125 000 logements », selon ce document.
Environ 300 000 passoires énergétiques en moins
Il précise que la précédente révision de 2,3 à 1,9 « avait engendré la sortie du statut de passoire d’environ 275 000 logements du parc locatif privé ». Le passage de 1,9 à 1,7 ferait par ailleurs « diminuer le nombre de passoires du parc de résidences principales d’environ 10 %, soit environ 300 000 logements », poursuit le document. Cela correspond à environ 200 000 logements pour l’étiquette F, et 100 000 logements pour l’étiquette G. La classification va de A (la meilleure) à G (la plus médiocre).
Cet abaissement avait été annoncé par le gouvernement afin de favoriser le recours à l’électricité dans le bâtiment dans le cadre de son plan d’électrification.
Selon la Fédération des industries électriques et numériques (Fieec), cela va permettre de « corriger l’inégalité de traitement de l’électricité, seule énergie pénalisée par un tel coefficient » qui impliquait que l’on devait multiplier par presque deux les consommations des logements électriques pour évaluer leur performance énergétique. L’organisation « plaide pour une équivalence avec le gaz sur tous les domaines comme la fiscalité et se félicite de cette baisse, une bonne étape concrète pour réaliser le plan d’électrification ».