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Loi sur la fin de vie : trois ans après la convention citoyenne, ses anciens membres peuvent enfin tourner la page

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Ils étaient une petite trentaine, mercredi 15 juillet, à se retrouver dans les tribunes de l’Assemblée nationale pour assister au vote définitif de la loi créant un droit à l’aide à mourir. Tous sont membres de l’association Les 184, du nom des 184 Français ayant pris part à la convention citoyenne sur la fin de vie, entre 2022 et 2023. « C’était impensable que je n’y sois pas », raconte Clothilde Lorrière, juriste en droit de la santé et membre de la convention citoyenne. Avec ses camarades – surnommés les « conventionnels » – elle a assisté, en ce jour de vote, à la fin de deux ans de travaux parlementaires et à l’aboutissement de l’intense travail ayant mené aux conclusions définitives de leur convention, il y a plus de trois ans, en avril 2023.

C’est peu dire que le processus législatif a été sinueux. Longtemps ajourné par Emmanuel Macron, il a fallu attendre son second quinquennat pour qu’un horizon se dessine enfin. Après l’avis favorable du Comité consultatif national d’éthique, en septembre 2022, le président de la République avait annoncé ouvrir une convention citoyenne : 184 citoyens tirés au sort, représentatifs de la population française, avaient pris place sur les bancs du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la « troisième Assemblée » de la République. Pendant quatre mois, par sessions de trois jours, ils avaient débattu et auditionné des spécialistes pour trancher la question d’une éventuelle évolution du cadre législatif.

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