Malgré la polémique autour du roman de Thélyson Orélien, les libraires continuent à le défendre
Coup de tonnerre en cette rentrée littéraire. Un potentiel usage de l’intelligence artificielle (IA) par Thélyson Orélien, auteur de C’était ça ou mourir (Grasset, 272 pages, 21,50 euros), déchaîne les passions numériques et médiatiques. Encensé par une large partie de la critique, ce roman connaît un important succès commercial (35 000 exemplaires vendus en cinq semaines).
Mais alors, qu’en pensent les librairies ? Comment réagissent-ils à la controverse ? Chez les professionnels interrogés, la prudence est de mise. Dans le XVIe arrondissement de Paris, le libraire Stanislas Rigot, chez Lamartine, se dit « un petit peu surpris ». Toutefois, il ne voit pas de raison de cesser de mettre en avant la « meilleure vente en littérature de la rentrée ». Les clients non plus ne semblent pas se détourner du livre : « Ce matin, on l’a encore bien vendu. » Même prudence chez Libre Ere, dans le XIe arrondissement parisien : « Tout est possible, après tout, mais pour l’instant, il n’y a pas de preuve. »
D’autres confrères évoquent également la qualité de ce roman. A Saint-Pol-de-Léon (Finistère), François Michel, de Livres in Room, insiste sur l’enthousiasme suscité par la lecture de ce récit d’exil : « On a beaucoup aimé ce livre », souligne-t-il. Il va plus loin et s’interroge sur l’origine de la polémique : « Est-ce un dernier coup bas contre Olivier Nora et la dernière rentrée littéraire qu’il a préparée pour Grasset ? »
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