Malgré les scandales, le président de la FIFA Gianni Infantino joue son va-tout et mise sur le clientélisme
Dos au mur, cerné par les scandales, Gianni Infantino va-t-il survivre sur le plan politique ? Plus de deux mois après l’abandon de son projet contesté de création d’une société commerciale ouverte à des investisseurs privés – liés au clan du président américain Donald Trump –, le président controversé de la Fédération internationale de football (FIFA) fait face, jeudi 15 octobre, à 11 heures, à ses adversaires les plus résolus à l’occasion de la réunion des 37 membres du conseil (gouvernement) de l’instance, à Zurich (Suisse).
Les représentants de l’Union des associations européennes de football (UEFA), de la Confédération d’Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes (Concacaf) et de la Confédération asiatique, qui souhaitent la chute du puissant patron du football mondial, vont lui demander des comptes sur son projet avorté de société commerciale, la FIFA Forward Enterprise (FFE), sur son mode de gouvernance et sur d’autres sujets polémiques – dont la remise en décembre 2025 de l’opaque « prix de la paix » à Donald Trump.
Dans ce contexte brûlant, la FIFA a proposé, dans son ordre du jour, de réviser ses procédures disciplinaires et ses règlements en la matière. D’après les éléments dont Le Monde a pris connaissance, la FIFA entend revoir l’article 27 de son code de discipline relatif à la suspension d’une sanction disciplinaire, en améliorer l’application et y ajouter des limites.
Il vous reste 78.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.