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Manifestation du 5 novembre : Laurent Nuñez annonce 70 000 policiers et gendarmes déployés et prévient qu’aucun « débordement ne sera toléré »

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Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé mercredi 4 novembre la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes jeudi, à l’occasion de la journée nationale de mobilisation. Les autorités prévoient « un peu plus de 220 actions de voie publique », dont la plupart ont été déclarées par l’intersyndicale. Le dispositif de sécurité sera similaire à ceux déployés les 24 et 31 octobre, avec des consignes d’« extrême fermeté » données aux forces de l’ordre.

Selon le ministre, des accords sur les itinéraires ont été trouvés « dans la quasi-totalité des villes », afin d’éviter « les lieux sensibles » et les centres-villes de certaines agglomérations, notamment celles où des incidents avaient éclaté le 17 octobre. Quelques désaccords ont toutefois été portés devant les tribunaux administratifs. A Paris, la Préfecture de police a interdit le parcours souhaité par l’intersyndicale entre les places de la Bastille et de la Concorde, un itinéraire « qui ne nous convient pas, compte tenu des risques qu’il engendre », selon M. Nuñez. Un défilé de République à Nation a été autorisé à la place. L’arrêté préfectoral est actuellement contesté devant le tribunal administratif.

Le ministre a assuré que la « mission première » des forces de sécurité serait de permettre aux manifestations de « se dérouler de manière pacifique » et d’« aller à leur terme sans aucun débordement ». Il a toutefois fait état d’un intérêt « assez soutenu », selon les services de renseignement, de « la mouvance d’ultragauche » et de groupes contestataires violents, susceptibles de constituer des « black blocs ».

Les autorités redoutent également la formation de « cortèges sauvages », qui pourraient se diriger vers des bâtiments publics, ainsi que des « pillages et des dégradations sur des commerces ou sur des bâtiments publics ». Ces risques sont « les mêmes que ceux qui avaient été identifiés les 17, 24 et 31 octobre », a souligné Laurent Nuñez. « On ne tolérera pas de débordements, et il y aura des interpellations », a-t-il conclu.