Manifestations du 24 octobre : 1 314 personnes interpellées dans toute la France, annonce le ministère de l’intérieur
Au total, 1 314 personnes ont été interpellées, lors des manifestations pour le pouvoir d’achat et la défense des services publics, samedi 24 octobre, à travers la France, a annoncé dimanche le ministère de l’intérieur, qui aussi fait état de 53 membres des forces de l’ordre blessés et de 24 commerces pillés. Un bilan qui reste « provisoire », selon la même source.
« Plusieurs enquêtes ont été ouvertes », a fait savoir le ministère dans un communiqué, sans donner plus de détails, ni le nombre de manifestants qui ont été blessés. La nuit a été « calme », a-t-il également souligné, après la mobilisation sociale qui a rassemblé entre 410 000 et 800 000 personnes en France selon les sources.
« Des groupes à risque, composés notamment de militants d’extrême gauche radicale et d’ultragauche, ont pu se constituer à l’avant, au sein ou en marge de la plupart des cortèges », a affirmé le ministère, accusant ces groupes d’avoir « foment[é] des attaques contre les forces de sécurité intérieure ou contre les personnes et les biens ». Il a toutefois assuré que leurs tentatives d’action « ont pu généralement être entravées ».
A Paris, 142 personnes ont été interpellées, dont 126 ont été placées en garde à vue, avait annoncé plus tôt dans la journée la porte-parole de la Préfecture de Paris, Hélène Denéchère, sur France inter. Elle avait aussi évoqué la présence de « 500 casseurs » en fin du cortège parisien, qui a rassemblé entre 110 000 et 250 000 personnes selon les sources. « Un commerce a été fracturé et a subi des vols. Un autre a été abîmé, mais pour autant, l’action rapide des forces de l’ordre – il s’agissait d’une concession automobile –, a permis de protéger et d’empêcher les individus de pénétrer dans cette concession », avait ajouté Mme Denéchère.
70 000 policiers et gendarmes mobilisés
Des heurts se sont produits dans plusieurs villes en marge des manifestations, dont Paris, Marseille, Toulouse, Nice et Tours. Quelque 70 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés, soit 20 % de plus que les effectifs du samedi 17 octobre.
Le ministère de l’intérieur a salué, dimanche, les préfets et les services de police et de gendarmerie pour « leur travail en phase préparatoire des manifestations », qui a permis selon lui d’« empêcher la majorité des actions destinées à atteindre les personnes ou les biens ».
Le 17 octobre, « l’afflux de personnes qui souhaitaient en découdre, leur nombre et leur violence, a[vait] été mal estimé », a aussi reconnu la porte-parole de la Préfecture de police. Pour le samedi 24, un « travail a été réalisé pour anticiper ce risque », et le dispositif de sécurité mis en place avait pour « objectif à la fois de sécuriser cette manifestation et de dissuader, d’entraver la venue de casseurs », a-t-elle expliqué.
« Il y a deux personnes qui ont été blessées grièvement, à ma connaissance » lors d’interventions des forces de l’ordre « dans le cadre de violences extrêmement fortes », avait affirmé le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, samedi soir. A Toulouse, un homme de 20 ans a été grièvement blessé à la main. A Clermont-Ferrand, une personne a été prise en charge pour une blessure à la main.