Manifestations : le patron des députés Horizons, Laurent Marcangeli, suggère de faire payer les dégradations par LFI, jugeant le mouvement « solidaire des casseurs »
Le patron des députés Horizons, Laurent Marcangeli, a suggéré que La France insoumise (LFI) contribue financièrement au remboursement des dégâts causés par les manifestations auxquelles le mouvement participe, les jugeant « solidaires des casseurs », dans une interview à Radio J diffusée dimanche 25 octobre.
Les violences et les pillages survenus le 17 octobre, en marge des manifestations contre la vie chère, ont alimenté les débats politiques ces derniers jours, à l’approche de l’examen au Sénat du projet de loi « casseurs-payeurs ».
Dans cet entretien enregistré vendredi, avant la nouvelle journée de mobilisation – qui s’est déroulée sans incidents majeurs –, M. Marcangeli a affirmé que LFI était la « vitrine légale de l’ultragauche », estimant que Jean-Luc Mélenchon participait à une situation « très insurrectionnelle », pouvant, selon lui, présenter des caractéristiques de « guerre civile ».
Il a également reproché à Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, de ne pas avoir condamné l’incendie de la mairie de Limoges lorsqu’elle avait été interrogée à ce sujet par le premier ministre, Sébastien Lecornu.
Utiliser « la dotation publique » du mouvement
Interrogé sur la possibilité de faire contribuer financièrement LFI lorsque des députés « insoumis » participent à des manifestations qui dégénèrent,le patron des députés Horizons a estimé qu’il faudrait « peut-être se poser la question » d’utiliser « la dotation publique » du mouvement pour rembourser les dégâts.
« Si vous êtes solidaires des casseurs, puisque visiblement c’est le cas, vous n’avez qu’à participer aux réparations avec vos dotations publiques », a-t-il également déclaré, soulignant que LFI percevait plus de 4 millions d’euros par an, « de l’argent qui vient de nos impôts ».
Les partis politiques bénéficient chaque année d’une aide financière de l’Etat, calculée pour moitié en fonction de leurs résultats aux élections législatives et pour l’autre moitié en fonction du nombre de parlementaires qui leur sont rattachés.
Le 27 octobre, le Sénat examinera un projet de loi gouvernemental dit « casseurs-payeurs », inspiré du principe défendu par Gabriel Attal, alors qu’il était premier ministre (janvier-septembre 2024), « tu casses, tu répares ». Ce texte vise à permettre d’engager la responsabilité civile de participants à des rassemblements violents, même lorsqu’ils n’ont pas personnellement commis les dégradations.