Maros Sefcovic, le commissaire européen au commerce, veut contrer l’envolée des exportations de la Chine vers l’Europe
Rien ne va plus, faites des stocks ! C’est en substance le message que les Etats membres de l’Union européenne (UE) et la Commission font passer aux entreprises. Les jeudi 8 et vendredi 9 octobre, à Pékin, le commissaire au commerce et à la sécurité économique européen, Maros Sefcovic, va rencontrer son homologue chinois, Wang Wentao, dans le cadre d’un processus de dialogue engagé en juin, un nouveau mécanisme de consultation sur les questions commerciales et d’investissement.
L’objectif : trouver un accord d’ici à la fin octobre pour protéger plusieurs secteurs industriels des importations de produits chinois. Les avancées obtenues – ou pas – par le commissaire seront discutées au Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, à Bruxelles, les 15 et 16 octobre. A eux de décider quel tour donner à la relation commerciale avec la Chine.
Dans une lettre commune envoyée le 5 octobre à la présidente de la Commission, le chancelier allemand, Friedrich Merz, et le président français, Emmanuel Macron, ont pris les devants : sans jamais nommer la Chine, ils demandent une politique commerciale plus ferme. Berlin, qui avait voté contre les droits de douane sur les voitures électriques, se montre maintenant prêt au bras de fer avec Pékin. Quitte à prendre le risque de représailles, notamment de restrictions sur les exportations de composants essentiels pour faire tourner les usines européennes.
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