Michel Winock, historien : « Le décès de mon père m’a permis d’échapper à son autoritarisme »
Il y a plusieurs décennies, alors qu’il enseignait à Sciences Po, on se souvient encore comme ses cours d’histoire enthousiasmaient les amphis. Séduisant pédagogue, il racontait alors, avec une formidable verve, les grands mouvements intellectuels, éclairant le présent en plongeant dans les soubresauts du passé. Il n’a pas changé. Professeur jusqu’au bout des ongles, on l’a retrouvé chez lui, rue de l’Université (comme il se doit), à Paris. Alors que Flammarion réédite, le 30 septembre, son essai Les Ecrivains dans la mêlée. De la Révolution française aux années Sartre (1 408 pages, 39 euros), il publie également, à 89 ans, un Sartre pour mémoire (Flammarion, 256 pages, 21,90 euros).
Je ne serais pas arrivé là si…
Evidemment, quand on pose cette question, on pense à sa famille. Je suis né dans une famille de six enfants. Mais avec cette particularité que je suis le sixième et qu’entre la cinquième, ma sœur Geneviève, et moi-même, il y a dix ans d’écart. Ma naissance était imprévue. Je suis un miraculé de Lourdes.
Un miracle pour débuter, vous avez le sens du récit !
Il vous reste 91.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.