Mobilisation du 17 octobre : au centre des critiques, LFI dénonce le « pourrissement » de la situation et assume le clivage avec le reste du monde politique
A La France insoumise (LFI), le mot-clé a été trouvé : dénoncer « le pourrissement » de la situation. Rabâché sur les plateaux télévisés ou les réseaux sociaux par le chef de file du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, ou ses lieutenants, le terme a été employé tout le week-end pour critiquer la gestion de crise de l’exécutif, qu’ils tiennent pour unique « responsable du chaos ». Après les manifestations du samedi 17 octobre, marquées par des épisodes de violences et de pillages en parallèle de mobilisations pacifiques où les « insoumis » étaient encore venus nombreux en territoire conquis, LFI a maintenu plus que jamais sa stratégie de rapport de force frontal avec le gouvernement. Quitte à accentuer un peu plus le clivage avec le reste du monde politique et avec une partie de l’électorat, qui les tiennent pour responsables des débordements.
Dès samedi soir, les premiers coups directs avaient été échangés entre le premier ministre, Sébastien Lecornu, et le quadruple candidat à la présidentielle. Le chef du gouvernement, qui impute la responsabilité de la situation à LFI en soulignant la présence dans ses rangs à l’Assemblée nationale du député (Vaucluse) Raphaël Arnault, cofondateur du groupuscule antifasciste la Jeune Garde dissous en juin 2025, a sommé le mouvement de « choisir son camp » entre la République et les casseurs.
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