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Mobilisation lycéenne : « La priorité absolue, c’est que les élèves puissent aller en cours », estime le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray

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Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, a souhaité que les lycéens puissent reprendre les cours lundi 2 novembre, à l’occasion de la rentrée des vacances de la Toussaint, alors que les organisations étudiantes et lycéennes veulent poursuivre le mouvement engagé depuis six semaines.

« La priorité absolue, c’est que les élèves puissent aller en cours », a déclaré Edouard Geffray sur France Inter. « J’ai des élèves qui passent le baccalauréat à la fin de l’année, qui, pour certains, pour plusieurs centaines de milliers d’entre eux, n’ont pas eu cours depuis quatre ou cinq semaines », a-t-il ajouté. « Chacun est libre de contester, a insisté le ministre, mais personne ne peut empêcher un camarade d’aller en cours. »

Quant aux blocages des établissements, « on était ce matin sur quelques lycées perturbés, c’est a priori assez résiduel, quelques-uns en Ile-de-France, quelques-uns dans le Nord, un ou deux à Toulouse », a assuré sur France Inter le ministre de l’éducation nationale.

Dans le centre de Marseille, l’entrée du lycée Montgrand était bloquée lundi matin par plusieurs bennes à ordures empilées devant les grilles. Sur les quelque 75 établissements scolaires que compte Marseille, lundi matin environ sept sont bloqués, d’après des lycéens militants.

Plusieurs concessions annoncées

A Toulouse, devant le lycée Berthelot, les lycéens ont remonté « les installations de blocage » de l’établissement, a constaté un journaliste de l’Agence France-presse. Devant le lycée des Arènes, les élèves commençaient à affluer pour en empêcher l’accès.

A Paris, les lycées Arago et Hélène-Boucher étaient bloqués lundi matin, avec plus d’une centaine de lycéens présents devant les établissements, a constaté un journaliste du Monde. Un escadron de gendarmes mobiles était également déployé entre le lycée Hélène-Boucher et l’antenne du ministère de l’intérieur située rue des Pyrénées, a-t-il rapporté.

« Depuis le début, j’ai toujours dit qu’il y avait un nombre de revendications légitimes », auxquelles le gouvernement va apporter des réponses, a souligné M. Geffray, alors qu’il avait annoncé, lundi dernier, avec le ministre de l’enseignement supérieur, une série de mesures pour tenter de mettre fin au mouvement.

Ils ont notamment promis le remplacement progressif de Parcoursup d’ici à 2028, l’annulation des suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale, la création de 500 postes supplémentaires, un plafonnement à 28 élèves par classe de seconde, et 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur.

Selon Matignon, le premier ministre a également demandé au ministre de l’éducation nationale, dans le prolongement de la réunion interministérielle organisée jeudi dernier avec les régions et les lycéens, de veiller à ce qu’une réponse soit apportée aux 200 lycées les plus en difficulté recensés sur la plateforme de concertation.