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Mobilisation lycéenne : le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, défend ses troupes coûte que coûte

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« Dans le moment que traverse notre pays, je sais que vous tenez bon, toutes et tous, à la fois pour encadrer les cortèges (…) et le suivi et l’encadrement du mouvement lycéen, qui évolue de plus en plus sur des violences urbaines. » Mardi 13 octobre au soir, en visite dans une caserne de la Préfecture de police de Paris, qu’il a dirigée pendant plus de trois ans, Laurent Nuñez a de nouveau pu féliciter ses troupes pour leur travail face à ce qu’il qualifie invariablement, depuis trois semaines, lors de ses prises de parole publiques, de « violences urbaines ». Un vocable repris mot pour mot jeudi par le premier ministre, Sébastien Lecornu.

Pilote de la réponse sécuritaire apportée par le gouvernement aux mobilisations lycéennes, le ministre de l’intérieur monte régulièrement au front pour défendre les forces de l’ordre. Aux critiques et interrogations suscitées par le nombre d’interpellations record (près de 8 000 gardes à vue depuis le début du mouvement), les graves blessures subies par plusieurs lycéens ou les nombreuses images de violences policières circulant sur les réseaux sociaux, le ministre de l’intérieur oppose une défense obsidionale : ses effectifs mènent une action valeureuse et difficile, face à des manifestants qualifiés d’« émeutiers » plus que de lycéens.

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