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Mort de Federico Martin Aramburu : acculé par deux semaines d’audience, Loïk Le Priol nuance et amende sa défense lors de son interrogatoire

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Loïk Le Priol avait écouté avec une grande attention la psychiatre Isabelle Teillet rendre compte, jeudi 17 septembre, à la barre de la cour d’assises de Paris, de l’expertise le concernant. Il avait pris beaucoup de notes. Lorsqu’il se lève, lundi 21 septembre, pour répondre à son interrogatoire, il sait combien cette évaluation le met en mauvaise posture face à la cour et aux jurés qui le jugent pour l’assassinat de Federico Martin Aramburu, le 19 mars 2022, boulevard Saint-Germain à Paris.

Elle a, d’une part, considérablement affaibli sa ligne de défense, en contestant la réalité du syndrome post-traumatique invoqué durant toute l’instruction au soutien d’une altération de son discernement lorsqu’il a tiré quatre balles dont deux mortelles sur l’ex-international de rugby argentin. Elle a, d’autre part, donné une sombre appréciation de sa personnalité : « culture permanente de l’excuse », « victimisation », « traits psychotiques marqués », et surtout « dangerosité criminologique avérée ».

Loïk Le Priol est intelligent : il a compris ce qu’il doit admettre, ce qu’il doit abandonner et ce qu’il doit à tout prix tenter de corriger, à cinq jours du verdict de la cour d’assises de Paris. Pendant sept heures d’interrogatoire, il va donc avancer, seul, sur ce fil périlleux.

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