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Mort de Lyhanna : Jérôme Barella mis en examen pour meurtre et viol sur mineure de moins de 15 ans

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Jérôme Barella, le suspect dans la mort de Lyhanna, 11 ans, retrouvée sans vie dans le Gers le 4 juin, plusieurs jours après sa disparition, a été mis en examen pour meurtre et viol sur mineure de moins de 15 ans, a annoncé, mercredi 15 juillet, le parquet d’Agen.

Jusqu’alors, Jérôme Barella, qui n’avait jamais été interpellé ou convoqué malgré plusieurs plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur d’autres mineures, était mis en examen pour enlèvement et séquestration sur mineur. Mais l’enquête le visant avait été élargie aux qualifications de meurtre et viol sur mineur, le 24 juin.

L’homme de 41 ans, qui a été entendu par les magistrats instructeurs mercredi matin, comme l’a révélé BFM-TV. A l’issue de cet interrogatoire, « il a été mis en examen supplétivement des chefs de meurtre sur une mineure de moins de 15 ans précédé ou accompagné de viol et viol sur une mineure de moins de 15 ans », a fait savoir le parquet.

Une autre mise examen

Jérôme Barella a également été mis en examen pour viols sur mineure de moins de 15 ans dans l’affaire dite « Rosa », selon le procureur adjoint d’Agen. Cette affaire porte le nom d’une enfant née en 2014, dont la mère avait déposé plainte en août 2025 à Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne), accusant Jérôme Barella d’avoir commis « une cinquantaine » de viols sur sa fille, entre septembre 2024 et mai 2025, au domicile de ce dernier.

La petite fille avait été entendue cinq jours plus tard et des examens médico-légaux et psychologiques avaient été réalisés en septembre et octobre 2025. Mais Jérôme Barella n’avait, à la suite de cette plainte, jamais été entendu par les enquêteurs. Dans cette affaire, il a également « fait valoir son droit au silence » avant d’être placé sous mandat de dépôt criminel dans le cadre de cette seconde procédure d’instruction, a précisé le parquet.

La mère de Rosa a depuis annoncé qu’elle avait déposé plainte contre l’Etat pour « faute lourde », dans un contexte de vives critiques à l’égard de l’institution judiciaire.

Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, avait alors demandé à tous les parquets de revoir l’ensemble des plaintes « qui touchent les enfants », avant le 14 juillet. Finalement, le garde des sceaux a annoncé, mercredi, que près d’un millier de dossiers de pédocriminalité avaient ainsi été identifiés comme « prioritaires », c’est-à-dire lorsque les auteurs sont identifiés, présentent des antécédents judiciaires et que les victimes sont toujours mineures.

Quelque 1 350 informations judiciaires ont été ouvertes depuis le 8 juin, soit environ quatre fois plus que l’année dernière sur la même période, a-t-il précisé lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. En outre, 675 personnes ont également été incarcérées depuis le 8 juin, a-t-il dit.