Après les mobilisations organisées dans la France entière, lundi 8 juin, à l’appel de collectifs de lutte contre les violences sexuelles envers les enfants et les femmes, le sujet était de nouveau à l’agenda politique, mardi 9 juin. Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a réuni à Matignon cinq ministres (justice, intérieur, éducation nationale, santé, égalité femmes-hommes) pour s’atteler à répondre à la vive émotion suscitée par le sort de Lyhanna, fillette de 11 ans retrouvée morte dans le Gers le 4 juin.
Dans un courrier adressé à ses ministres, lundi soir, pour les convier à cette réunion, Sébastien Lecornu évoquait non seulement « l’effroi » mais aussi « une incompréhension sur les circonstances » du décès de la petite fille, alors que le principal suspect, Jérôme Barella, était visé par plusieurs plaintes pour viol sur mineur. « L’aggravation des peines en cas de viols sériels, la modification des règles de prescription, l’information des victimes tout au long de la procédure ou encore la nécessité de motiver les décisions de classement sans suite concernant les crimes et délits sexuels » étaient au menu de la rencontre.
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