Voice of Freedom Повна версія

Mort d’un homme de 78 ans dans un commissariat à Paris : l’autopsie « ne relève aucune lésion de prise, de maintien ni de défense », annonce le parquet

· Main news

L’autopsie conduite sur l’homme de 78 ans, mort mercredi durant sa garde à vue au commissariat du 20e arrondissement de Paris, « ne relève aucune lésion de prise, de maintien ni de défense », a annoncé, vendredi 3 juillet, le parquet, sollicité par l’Agence France-Presse (AFP).

« Le médecin ayant procédé à l’autopsie fait état d’une défaillance cardio-pulmonaire se traduisant par un œdème pulmonaire massif, plus probablement d’origine cardiogénique », a-t-il ajouté. Le parquet de Paris a confié à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale), la police des polices, une enquête en recherche des causes de la mort.

Le septuagénaire était en garde à vue depuis mardi matin dans le cadre d’une enquête pour violences conjugales. « Il a fait l’objet d’une visite médicale peu après 13 heures [mardi], à l’issue de laquelle son état de santé a été déclaré compatible avec la mesure de garde à vue, et son traitement quotidien pour la prostate lui a été délivré », a expliqué jeudi le parquet.

Le lendemain, à 9 heures, les policiers l’avaient vu, « sans qu’aucune anomalie » soit rapportée. Mais « à 10 h 40, les policiers l’ont découvert inanimé dans sa cellule », avait précisé le ministère public. « Des soins d’urgence lui ont été prodigués avec usage du défibrillateur » sans succès, et son décès avait été constaté par un médecin vers 11 heures, avait précisé le parquet. « La température des locaux a été mesurée à 26 degrés », avait-il noté.

Ce décès intervient quelques mois après la mort d’un Mauritanien de 35 ans, El Hacen Diarra, lors de sa garde à vue en janvier, dans les locaux de ce même commissariat du 20e arrondissement. Sa famille avait dénoncé des violences policières. L’IGPN est aussi saisie des investigations sur la mort d’El Hacen Diarra.