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Morts au travail : en Charente, un rassemblement pour continuer d’alerter sur un fait social

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« Nous sommes les parents de Flavien, décédé à 27 ans le 6 mars 2022. » « Je suis Aurélie, secrétaire de l’association et juriste, sœur de Damien, mort le 20 novembre 2021. » « Notre fils Axel Josset est mort à 18 ans en juillet 2022, il était opérateur saisonnier dans un parc d’attractions. » « Olivier est mort à 50 ans, il était dans les espaces verts, sur un poste isolé, et il est mort en pleine canicule en juillet 2022, seul, dans l’indifférence totale. » A mesure que les familles se présentent lors d’un tour de table, les voix s’enrouent et les sanglots se propagent.

Une cinquantaine de proches de victimes, spécialistes du sujet et élus sont présents à Manot (Charente), depuis vendredi 16 et jusqu’à dimanche 18 octobre, à l’occasion du premier séminaire du Collectif familles stop à la mort au travail. Fondée en 2023, cette association a contribué à rendre visible la question des accidents du travail.

Selon le dernier bilan de l’Assurance-maladie, publié le 14 octobre, 1 331 personnes sont mortes au travail en 2025, dont 783 des suites d’un accident. Ces chiffres, en augmentation depuis une dizaine d’années, ne concernent que la vingtaine de millions de salariés couverts par le régime général de l’Assurance-maladie, et n’incluent ni les autres régimes, ni les fonctionnaires, ni les microentrepreneurs. On dénombre ainsi 167 accidents mortels en 2024 chez les salariés et non-salariés agricoles selon la Mutualité sociale agricole, un chiffre qui s’ajoute donc au bilan annuel de l’Assurance-maladie.

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