Le constat est sévère et implacable. En 2024, la France a enregistré 824 accidents du travail mortels, dont 764 dans le régime général et 60 dans le régime agricole. Un total qui monte à 1 297 si l’on inclut les accidents de trajet et les maladies professionnelles. Ce chiffre, qui ne baisse plus depuis plusieurs années, ne compte ni les fonctionnaires ni les indépendants.
Une réalité qui s’impose progressivement aux gouvernements successifs, même si ces derniers peinent à apporter des réponses concrètes. Le nouveau plan Santé au travail 2026-2030 présenté, vendredi 5 juin, par le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, ne risque pas d’inverser la tendance à lui seul. Si la réduction des accidents du travail mortels « constitue une priorité centrale » de cette nouvelle stratégie pluriannuelle, elle ne propose aucun changement d’ampleur.
Depuis 2004, le gouvernement construit tous les cinq ans avec les partenaires sociaux cette feuille de route en matière de santé au travail et de prévention des risques professionnels en entreprises. « C’est un vrai sujet que les accidents graves ne baissent pas suffisamment, c’est pour ça qu’il ne faut pas lâcher », affirme le ministre au Monde.
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