Au lycée Rosa-Parks de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Ilyan (toutes les personnes citées par leur prénom n’ont pas souhaité donner leur nom de famille), jogging rose poudré et cheveux en bataille, s’empare du micro, vendredi 9 octobre. En terminale ST2S (sciences et technologies de la santé et du social), l’élève représente sa classe lors de cette assemblée des délégués, réunis à l’initiative du proviseur dans le cadre des « temps de démocratie lycéenne » voulus par le gouvernement. Le lycéen hésite, se racle la gorge, puis se lance : « Il y a plus de filles que de garçons dans ma classe et elles trouvent qu’il n’y a pas assez de protections hygiéniques dans les toilettes. Il y en a à l’infirmerie mais elles n’osent pas aller demander. »
Prenant de l’aisance au fur et à mesure de sa prise de parole, il enchaîne : « Quand on a cours au troisième étage, il faut courir pendant la récréation pour aller aux toilettes, qui se trouvent au rez-de-chaussée. » Il juge « gênant » qu’il n’y ait « pas de portes à l’entrée » des toilettes des filles et des garçons : « On n’a pas besoin de savoir ce que font les filles. » Puis, sans transition, le lycéen évoque les craintes de sa classe au sujet de Parcoursup.
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