Œnotourisme : de la montgolfière à l’escape game, le vignoble français multiplie les « expériences »
Le vin se déguste au milieu des vignes, casque sur la tête et vélo électrique sur la béquille. Face à une cabane en pierres sèches, le guide Cyrille Milosevic sort de ses sacoches deux cartons de verres à pied et une bouteille maintenue au frais. Les six clients font tourner le breuvage et les questions coulent : « Qu’est-ce que le pinot noir ? », « Les raisins sont-ils encore récoltés à la main ? », « Les domaines utilisent-ils des pesticides ? » Autour d’eux, les verdoyants coteaux de Beaune (Côte-d’Or) s’étendent à perte de vue sous le soleil.
Ces touristes, Américains, Chinois et Norvégiens, sont venus découvrir la Bourgogne et ses grands crus à coups de pédale. Durant une journée, à raison de 169 euros, l’agence de voyages Active Tours leur fait sillonner le vignoble, visiter caves et châteaux, déguster plusieurs cuvées et déjeuner à la bourguignonne. « On adore le vin, en particulier d’ici. On voulait comprendre comment il est produit et s’y retrouver dans les noms complexes », expliquent Shi Zhijun, 43 ans, et Yoko Yuan, 35 ans, venus de Shanghaï. Le couple repartira avec des connaissances sur les terroirs et un portefeuille plus léger, après l’achat d’une bouteille des Hospices de Beaune à plus de 300 euros.
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