Noyades en Ile-de-France : pour limiter les morts, « il faut faire évoluer la réglementation des lieux de baignade »
Vendredi 24 juillet, les autorités sanitaires ont fait état de 274 décès par noyade entre le 1er mai et le 15 juillet (quatre sur cinq se sont produits pendant les jours de canicule), en augmentation de 14 % par rapport à 2025. Santé publique France a souligné que le nombre de noyades mortelles avait bondi en Ile-de-France de 14 en 2025 à 35 en 2026, dont 15 (un chiffre multiplié par trois) en Seine-et-Marne.
Le vice-président (Les Républicains) de la région Ile-de-France, Patrick Karam, chargé de la jeunesse, des sports, des loisirs, de la vie associative et de la citoyenneté depuis près de onze ans, s’inquiète des comportements dangereux de la population et demande à la ministre des sports de faire évoluer le cadre réglementaire pour mieux sécuriser les lieux et éviter des morts.
Comment expliquez-vous la hausse du nombre de noyades en Ile-de-France depuis le mois de mai ?
C’est du jamais-vu. Les vagues de chaleur augmentent la fréquentation des lieux de baignade, autorisée ou non, ouverts ou non. La région est propriétaire de neuf points de baignade autorisée et surveillée – trois piscines à vagues et six plages. Jusqu’à présent, l’ouverture de la baignade avait le plus souvent lieu fin juin, début juillet. Mais quelles que soient les mises en garde, les pancartes, les banderoles, la présence de médiateurs… les gens vont se baigner. J’ai réuni les directeurs des îles de loisirs mi-juin, lors de la seconde canicule, pour leur dire de tout ouvrir et vite. Cela suppose de pouvoir mobiliser beaucoup de maîtres-nageurs, ce qui est très compliqué.
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