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Opposée au retour des néonicotinoïdes, Monique Barbut prête à remettre sa démission

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La huitième ministre de la transition écologique d’Emmanuel Macron, Monique Barbut, devait remettre sa démission au président de la République, mercredi 22 juillet, avant le conseil des ministres. « Aujourd’hui, dans ma tête, je suis partie demain », confiait-elle en petit comité, mardi en fin de journée, tandis que le Sénat venait d’adopter définitivement la loi d’urgence agricole et son volet sur les pesticides. S’estimant dupée, la ministre, au bord des larmes, ne voyait « pas d’autre option » que la capitulation. Mais n’excluait pas totalement son maintien au gouvernement : « Si ma démission est acceptée, je pars. Si elle est refusée, ça dépend de ce qui est dit, et de comment c’est dit demain », nuançait-elle.

Le psychodrame gouvernemental s’est noué lundi, sur la réintroduction, dans la loi d’urgence agricole, à titre dérogatoire, de certains pesticides autorisés dans l’Union européenne mais interdits en France. Monique Barbut assure avoir été « confiante » jusqu’à ce 20 juillet, forte de la garantie d’Emmanuel Macron et du premier ministre, Sébastien Lecornu, de ne pas introduire les « phytos » dans le projet de loi. Ce dernier avait même prévenu, dans une lettre ouverte adressée aux agriculteurs, début mai, qu’il n’était pas question de menacer l’adoption rapide du texte promis aux agriculteurs en février en y ajoutant des irritants.

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