Économie

Pascal Lamy, ancien directeur de l’OMC, fait son mea culpa : « Nous avons fait une erreur de parallaxe historique avec la Chine »

Pascal Lamy, ancien directeur de l’OMC, fait son mea culpa : « Nous avons fait une erreur de parallaxe historique avec la Chine »

Commissaire européen au commerce de 1999 à 2004, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de 2005 à 2013, Pascal Lamy coordonne les Instituts Jacques Delors, trois centres de réflexion européens de Paris, Berlin et Bruxelles. Devant le poids économique pris par la Chine, il défend la mise en place d’un nouvel instrument commercial qui permettrait de rééquilibrer les échanges avec ce pays, de protéger le tissu industriel et le modèle social de l’Europe.

Le commissaire européen au commerce et à la sécurité économique, Maros Sefcovic, se rend en Chine vendredi 9 octobre pour rencontrer son homologue et dessiner une voie de rééquilibrage du commerce Chine-Europe. Peut-il obtenir des résultats ?

La mauvaise nouvelle, c’est que les déséquilibres s’accentuent. Et vite. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il y a désormais une prise de conscience partagée autour de la table du Conseil européen. La discussion politique sur le sujet, qui a été longtemps bloquée par l’Allemagne, a changé au cours de l’été après la déclaration du patron de Volkswagen, Oliver Blume, qui a dit « stop » et réclamé des droits de douane sur les importations de voitures hybrides rechargeables, et pas seulement sur les modèles électriques. Cela se traduit par la lettre de Friedrich Merz et Emmanuel Macron à la présidente de la Commission [publiée lundi 5 octobre, proposant de nouveaux outils de défense commerciale], un signal politique majeur.

Il vous reste 83.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué