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Pierre Lefébure, politiste : « Le suractivisme d’un candidat à la présidentielle est risqué, tout ce qu’il dit peut lui être renvoyé au visage plus tard »

· Politics

Pendant que certains candidats à la présidentielle sillonnent la France, d’autres optent pour une pause estivale plus calme et éloignée des bains de foule. Un jeu politique qui touche la droite comme la gauche décrypté par Pierre Lefébure, maître de conférences en science politique à l’université Sorbonne Paris-Nord, spécialiste de communication politique et membre de l’équipe nationale du parti de la Gauche républicaine et socialiste.

Pour les prétendants à l’élection présidentielle, faut-il faire campagne l’été ?

Prosaïquement, les dépenses engagées au cours de l’été seront intégrées aux comptes de campagne. Or, quitte à dépenser de l’argent, autant que ce soit rentable. Il y a un tel creux d’attention du 14 juillet au 15 août et un tel regain d’activité sur la fin du mois d’août que l’été en lui-même n’a pas grand intérêt pour capter l’attention. C’est d’autant plus vrai cette année que le format des primaires ouvertes, qui supposerait de parcourir le pays et pas simplement des fédérations, ne semble plus se poser.

A l’été 2016, la primaire de la droite et du centre avait vu Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon s’évertuer à susciter un intérêt auprès des fédérations départementales LR [Les Républicains], mais aussi au-delà du réseau partisan. Une campagne estivale qui avait trouvé son issue, fin août, avec cette opération préparée par Fillon pour la rentrée du parti, et cette phrase lapidaire : « Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? ».

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