Politique

Polynésie : les conflits entre indépendantistes s’enracinent au sommet du pouvoir

Polynésie : les conflits entre indépendantistes s’enracinent au sommet du pouvoir

« On restreint les capacités de développement économique, c’est une aberration totale. » Ainsi réagissait, mercredi 10 juin, le président de l’assemblée locale, Antony Géros, à l’extension de 500 000 kilomètres carrés de l’aire marine protégée de la Polynésie française, annoncée par Moetai Brotherson, le président de la collectivité.

Les deux dirigeants sont pourtant issus du même parti indépendantiste, le Tavini huiraatira. Ils ont été élus sur la même liste aux élections territoriales de 2023, avant que leur majorité ne vole en éclats ces derniers mois. Ils s’opposent notamment sur la gestion de l’océan, que Moetai Brotherson veut protéger, tandis qu’Antony Géros veut en tirer un maximum de ressources, halieutiques ou minérales, quitte à exploiter des richesses des profondeurs pour gagner en autosuffisance. D’abord larvée, la rupture au sein du parti est consommée depuis la bérézina des indépendantistes aux municipales. En dehors du chef de file, Oscar Temaru, confortablement réélu dans son fief de Faaa, ils ont perdu presque partout. Notamment Antony Géros, maire sortant de Paea, battu dès le premier tour.

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