Ponction dans les comptes de l’Unédic : l’Etat « se sert dans le frigo » comme un squatteur, selon les acteurs sociaux
Leur discours se durcit. Mercredi 21 octobre, les acteurs sociaux, cogestionnaires de l’assurance-chômage, ont fustigé l’attitude du gouvernement, qui s’apprête à effectuer un nouveau prélèvement dans les ressources du régime. « L’Etat est déloyal » et procède à « une sorte de squat » où « il se sert dans le frigo », a estimé Jean-Eudes Tesson, vice-président (Medef) de l’Unédic, l’association paritaire qui coiffe le système d’indemnisation des demandeurs d’emploi.
Ces propos musclés ont été tenus lors d’une conférence de presse durant laquelle la gouvernance du dispositif a présenté ses « prévisions financières ». Les chiffres dévoilés à cette occasion ne s’avèrent, comme il fallait s’y attendre, guère réjouissants. En 2027, l’Unédic serait déficitaire à hauteur de 600 millions d’euros si l’exécutif maintenait son intention de la soumettre à une ponction de 2 milliards d’euros. Autrement dit, le régime se retrouverait, une fois encore, dans le rouge du fait d’une décision des pouvoirs publics, alors qu’il pourrait afficher un excédent de quelque 1,4 milliard d’euros, sans cette mise à contribution forcée.
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