La conférence des présidents de l’Assemblée nationale a adopté mardi 30 juin son dernier calendrier prévisionnel. Les députés siégeront dans un premier temps sur convocation du président de la République, au cours d’une session extraordinaire qui devrait débuter le 21 septembre. Puis viendra la session ordinaire, du jeudi 1er octobre au dimanche 28 février 2027. D’après la Constitution, cette session s’étend en principe jusqu’à la fin du mois de juin mais elle se trouve, de fait, nettement réduite les années d’élection présidentielle afin de respecter une période de réserve qui relève de la tradition républicaine. « L’Assemblée nationale sera au cœur de la politique jusqu’en décembre, anticipe sa présidente, Yaël Braun-Pivet, ensuite ce sera plus calme, du fait de la campagne présidentielle, et nous devrions avoir des votes plus consensuels. »
Pour cette courte session, les textes identifiés comme prioritaires par le gouvernement ne manquent pas. Le Parlement devra ainsi traiter plusieurs dossiers sensibles et urgents comme la protection de l’enfance et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. A ce sujet, le gouvernement déposera un projet de loi qui devrait reprendre certains éléments de la proposition de loi dite « intégrale », signée par plus de 150 députés. Le premier ministre estimait en effet que cette proposition contenait des dispositions contradictoires pour certaines, et d’ordre réglementaire pour d’autres. Sébastien Lecornu a cependant annoncé, lors des questions au gouvernement, le 23 juin, que le nouveau texte serait examiné en octobre.
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