Culture

Pour ses cinquante ans, le festival Musiques métisses s’offre un kabaré réunionnais

Pour ses cinquante ans, le festival Musiques métisses s’offre un kabaré réunionnais

Peu de festivals de musique populaire peuvent se targuer d’avoir été aussi pionnier que Musiques métisses, qui a célébré ses cinquante ans du 4 au 6 juin aux chais Magelis d’Angoulême (Charente). Lancé en 1976 par Christian Mousset, il devance d’une saison le Printemps de Bourges et aura permis, avant tout autre, de faire connaître les sons venus de loin, à commencer par ceux des départements d’outre-mer.

A sa naissance, les vocables « musiques du monde » et « world music » n’étaient pas usités et la manifestation se nommait Jazz en France, conviant deux récents disparus, le clarinettiste-saxophoniste Michel Portal et le touche-à-tout Areski Belkacem, flanqué de sa compagne Brigitte Fontaine et de leur ami Jacques Higelin.

L’orientation actuelle a été prise rapidement, notamment avec une exposition en 1982 des musiques des Antilles sous le haut patronage du poète Aimé Césaire. Trois ans plus tard, le festival utilisait l’expression « Musiques métisses » en accueillant le zouk de Kassav et trois chanteurs réunionnais qui devaient exposer pour la première fois la métropole au maloya : Ti’Fock, Lo Rwa Kaf et celui qui allait symboliser la reconnaissance de ce chant créole lié à la résistance et à l’émancipation des esclaves, le « ti blan » Danyèl Waro.

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