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Pourquoi le « Ring » de Richard Wagner continue de fasciner les foules, 150 ans après sa création

· Culture

Sonnez violons, résonnez trompettes, le « Ring » de Richard Wagner (1813-1883) est joué à Paris, et c’est un événement. Un Ring, c’est quatre opéras successifs : L’Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux. Soit seize heures de spectacle au total, réparties sur quatre soirées, narrant les aventures de créatures mythologiques aux prises avec la malédiction d’un anneau d’or volé aux filles du Rhin. C’est cet Anneau du Nibenlung qui donne son nom à la tétralogie – Der Ring des Nibenlungen en allemand, de là vient son surnom.

Cette durée XXL et une intrigue labyrinthique pourraient décourager le public. C’est tout le contraire, il accourt. Les deux festivals Ring à l’opéra Bastille de Paris, du 6 au 13 novembre, puis du 15 au 22, sont quasi complets depuis des semaines. La deuxième édition sera visible en streaming sur la plate-forme de l’opéra POP. La proportion de spectateurs étrangers, habituellement de 20 %, grimpe à 39 %. Si La Walkyrie seule est souvent jouée, le Ring mis en scène en intégralité est rare. La dernière édition à Paris remonte à 2013.

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