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Primaire à gauche : la valse-hésitation d’Olivier Faure

· Politics

Dans la bibliothèque de son bureau du nouveau siège du Parti socialiste (PS), s’entassent les ouvrages de grandes figures du parti, Jean Jaurès, Pierre Mauroy, François Mitterrand, Jean-Pierre Chevènement. Et lui, Olivier Faure, chef de file des roses depuis 2018, quelle trace laissera-t-il dans la longue histoire du PS ? C’est la question qui le taraude, et qui l’a poussé à participer à la primaire de l’espace social-démocrate, avec en ligne de mire la présidentielle de 2027.

Ce tacticien hors pair, capable de déjouer toutes les chausse-trappes de l’appareil, en avait assez d’être « cantonné à un rôle de premier secrétaire chargé de réguler sa famille turbulente », confie-t-il, barbe de trois jours et cheveux grisonnants. Dans son dernier ouvrage, La loi du plus juste (Robert Laffont, 20 euros, 304 pages) sorti le 17 septembre, il livre sa « vision du monde », étrenne des concepts théoriques, comme « le capitalocène », un terme qu’il substitue à « l’anthropocène », et évoque trois « odyssées », « la transition écologique », « la souveraineté alimentaire » et la « souveraineté numérique ».

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