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Primaire à gauche : Ségolène Royal critique le manque d’expérience de Raphaël Glucksmann

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Ségolène Royal a critiqué, dimanche 20 septembre, la supposée inexpérience et « méconnaissance du peuple » de son adversaire à la primaire sociale-démocrate Raphaël Glucksmann, estimant que l’élire président reviendrait à mettre « un stagiaire à la tête d’une entreprise ».

« Pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier. Ou avoir dirigé ne serait-ce qu’une collectivité locale ou une structure étatique et obtenu des résultats concrets positifs », a jugé, dans une interview à Libération, l’ancienne ministre socialiste. Interrogée sur ce qui la distingue de l’eurodéputé, Mme Royal a fait valoir son « expérience ». « Femme socialiste, j’ai fait mes preuves dans l’exercice difficile du commandement démocratique local, national et international », a-t-elle assuré.

A propos de Raphaël Glucksmann, elle a asséné : « Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise. C’est dangereux. Les Français veulent des responsables expérimentés qui ont des bilans positifs. Ils ne veulent pas recommencer comme avec Macron et sa méconnaissance du peuple et du pays profond, qui nous a menés à tant de brutalités, tant de mépris et au déclin. »

« Deux lignes politiques »

Candidate du Parti socialiste (PS) lors de l’élection présidentielle de 2007, battue au second tour par Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal concourra dans cette primaire face à Raphaël Glucksmann, au premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, au député (Essonne, PS) Jérôme Guedj, et à l’animateur national du petit parti Gauche républicaine et socialiste, Emmanuel Maurel.

A trois semaines du premier tour, prévu les 9 et 10 octobre, Mme Royal a choisi de militer pour « une France tranquille, sans brutalité ni cynisme, donc sans mouvements sociaux désespérés parce qu’ils auront été gérés avant, avec écoute, sagesse et humilité ».

Elle s’est aussi attachée à se démarquer du macronisme, voyant à l’œuvre dans cette primaire « deux lignes politiques ». « La mienne, mitterrandiste : au premier tour d’une présidentielle, on rassemble son camp, sans sectarisme ; au second, sur ce socle, on élargit. L’autre ligne c’est : “Au premier tour, on va aller grappiller au centre et à droite, et puis si on est trop faible pour faire barrage à LFI, on ira s’allier avec le candidat macroniste dès le premier tour contre des ministères et des circonscriptions” », a-t-elle décrit.

Une seconde option qui signifierait selon elle la « disparition » du PS et l’avènement du RN : « Les sociaux-démocrates “mous” qui avancent des propositions libérales pour plaire à la droite s’effondreront et Marine Le Pen aura un boulevard. »