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Pris au piège du détroit d’Ormuz, le Qatar cherche une sortie de crise

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On la distingue sur les eaux calmes du golfe Arabo-Persique, peu après avoir décollé de Doha, la capitale du Qatar : une flotte d’une douzaine de navires qui patiente au large des côtes, à la pointe nord de l’Emirat. A directe proximité, donc, du site de Ras Laffan, vaste complexe industriel hébergeant la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde. Ces méthaniers aux cuves vides, dont la présence est attestée par les données des sociétés de suivi maritime, témoignent de l’impatience du Qatar à reprendre l’exportation de ce combustible, auquel il doit son insolente richesse.

La guerre au Moyen-Orient a ébranlé le minuscule royaume, où le président Emmanuel Macron doit se rendre en visite d’Etat, mardi 20 et mercredi 21 octobre. Dès le mois de mars, des missiles iraniens ont sévèrement endommagé les installations de Ras Laffan, réacteur de son économie. Avec le verrouillage du détroit d’Ormuz, seule voie de sortie de son gaz naturel liquéfié (GNL), ses livraisons se sont effondrées. Tout comme ses revenus qui ont baissé de 42 % au premier semestre, indiquait le 13 octobre l’émir cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, à l’ouverture de la session annuelle de l’assemblée législative.

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