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Périscolaire à Paris : pourquoi un ex-animateur de l’école maternelle Alphonse-Baudin, accusé d’agressions sexuelles sur plusieurs enfants, a été relaxé

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« Pensez aux enfants ! » Le cri de colère d’un père d’élève de l’école Alphonse-Baudin (11e arrondissement) a résonné dans la salle d’audience du tribunal de Paris, mardi 7 juillet, à l’annonce de la relaxe de l’animateur David G. des faits d’agressions sexuelles sur mineurs qui lui étaient reprochés.

L’ancien animateur était jugé pour ces faits allégués, au préjudice de neuf enfants âgés de 3 à 5 ans, mais aussi pour harcèlement sexuel sur deux animatrices et agression sexuelle sur l’une d’entre elles. Le tribunal l’a reconnu coupable uniquement des faits de harcèlement sexuel sur les deux adultes et l’a condamné à huit mois d’emprisonnement, avec sursis probatoire de vingt-quatre mois. L’obligation de soins, le versement d’indemnités aux deux plaignantes et l’interdiction d’entrer en contact avec elles ont également été demandés, ainsi que son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Le tribunal a ordonné l’exécution provisoire de ces décisions.

Le texte du jugement, dont le président de la 15e chambre a donné lecture, précise que les faits d’agression sexuelle sur mineurs reprochés à David G. ont été insuffisamment corroborés par les témoignages des jeunes victimes. Le tribunal a relevé des « variations » entre les récits faits aux parents et ceux faits devant les enquêteurs, certains enfants n’ayant pas parlé devant la brigade de protection des mineurs, quand d’autres ont évoqué un « cauchemar ».

Il était notamment reproché à David G. d’avoir touché des enfants sur les parties intimes à l’occasion de câlins ou lorsqu’il les prenait dans ses bras, et de les avoir accompagnés aux toilettes en aidant notamment l’un d’entre eux à uriner debout. Toutefois, lors des auditions, « les enfants se trouvaient rapidement en difficulté pour évoquer les détails des gestes », selon le jugement. De plus, aucun autre adulte de l’école n’a dénoncé de gestes sexuels de la part de David G. sur des enfants, a noté le tribunal.

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