Politique

Prix des carburants : Sébastien Lecornu amplifie les aides sans s’avancer sur leur financement

Prix des carburants : Sébastien Lecornu amplifie les aides sans s’avancer sur leur financement

La formule a glissé des lèvres de Sébastien Lecornu au milieu de sa conférence de presse, jeudi 21 mai, à Matignon : « On n’a pas fini de subir. » Travaillée ou improvisée, peu importe. L’expression résume la situation provoquée en France par la guerre qui dure au Moyen-Orient, avec des cours du pétrole durablement accrochés au-delà de 100 dollars le baril.

Entièrement dépendant de l’étranger pour son approvisionnement en hydrocarbures, le pays n’a « pas fini de subir » la flambée de l’or noir, donc. Et l’Etat n’a « pas fini de subir » l’impact financier de cette crise. Pour soutenir une économie flageolante, le premier ministre s’est résolu à prolonger et élargir un peu les aides aux professionnels touchés par la hausse des carburants. Sans sortir cependant du principe des mesures ciblées, ni changer complètement d’échelle, faute de moyens financiers. Et avec un flou total sur le financement de ce plan, désormais évalué entre 1,2 milliard et 1,7 milliard d’euros sur l’année.

Une certitude, pour le gouvernement : trois mois bientôt après le déclenchement de l’offensive israélo-américaine en Iran, il n’est plus possible de croire à une guerre courte et un retour rapide des cours du pétrole et du gaz à leur niveau antérieur. « Cette guerre va durer, soit de manière froide, comme actuellement, soit avec une reprise des frappes », estime Sébastien Lecornu, ancien chef des armées.

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