Présidentielle 2027 : Edouard Philippe et la tentation de former une « UMP 2.0 » autour de lui
Il y a des semaines plus agréables que d’autres en politique. Après avoir engrangé une succession de soutiens et reçu des mots doux de la part de Laurent Wauquiez, Edouard Philippe entend conclure celle-ci par une démonstration de force. Il tient son premier grand meeting de campagne présidentielle dimanche 5 juillet après-midi à l’Adidas Arena, à Paris, où sont attendues « plus de 5 000 personnes », selon son entourage.
A deux jours du rendu du verdict qui tranchera le choix du candidat du Rassemblement national (RN), le raout se veut « un moment de bascule » de sa campagne. Pas de nouvelles mesures à attendre, plutôt la présentation de sa vision pour la France, sur un ton plus personnel qu’à l’habitude, pour faire savoir « de quoi Edouard Philippe est le nom, d’où il vient, où il habite, et où il va », affirme sa codirectrice de campagne, Marie Guévenoux.
L’ex-premier ministre de 55 ans promet un discours « lucide mais optimiste », pour battre en brèche l’idée qu’il proposerait la perspective churchillienne – « du sang et des larmes » – comme l’affirment ses opposants ; même si son projet prévoit « un peu de sueur » pour redresser les comptes publics, a-t-il admis sur RTL, le 1er juillet. Il souhaite surtout démontrer sa capacité à rassembler la droite et le centre.
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