Politique

Présidentielle 2027 : entre Edouard Philippe et Gabriel Attal, une « primaire sauvage » à haut risque

Présidentielle 2027 : entre Edouard Philippe et Gabriel Attal, une « primaire sauvage » à haut risque

L’un est un amateur de boxe temporisant avant d’entrer dans le match, l’autre cherche à tout prix à le faire descendre sur le ring. Peu après l’entrée officielle de Gabriel Attal dans la campagne pour la présidentielle, le coup d’envoi de son duel avec Edouard Philippe a été donné. Une primaire à ciel ouvert qui ne dit pas son nom au sein du bloc central, qui devrait durer au moins jusqu’à la fin de l’année.

En position de challenger, le secrétaire général de Renaissance s’élance tambour battant dans une « campagne permanente » pour tenter de rattraper son écart avec le président d’Horizons, donné pour l’heure comme le mieux placé au centre et à droite. Il tient son premier meeting au Parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris, samedi 30 mai, avant qu’Edouard Philippe ne fasse de même le 5 juillet, à l’Adidas Arena.

Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron se sont laissé jusqu’à février 2027 pour créer les « conditions d’un rassemblement » derrière le mieux placé dans les sondages, tout en ayant l’espoir que l’autre abandonne avant. Mais face au risque de leur effacement au second tour au profit d’un duel entre le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), ils ont conscience de se disputer peu ou prou le même espace électoral.

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