Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a appelé, samedi 22 août, à Toulouse, à « se débarrasser » de la politique d’Emmanuel Macron et « de toutes celles et ceux qui souhaitent continuer à la mettre en œuvre (…), de la droite à l’extrême droite ». S’exprimant à l’université d’été du PCF, il a estimé que la gauche « a la responsabilité de redevenir majoritaire dans le pays et d’être capable de redonner de l’espoir en portant un programme ambitieux, transformateur, crédible ».
Appelant « à une véritable révolution sociale et écologique contre cette oligarchie financière, contre, par exemple, les actionnaires privés de Total », Fabien Roussel a notamment proposé « de porter le smic à 1 700 euros net, avec une augmentation de tous les salaires de 5 % ».
Très applaudi par des centaines de personnes de tous les âges présentes à l’université d’été (2 000 selon les organisateurs), il a aussi défendu « la revalorisation immédiate de 30 % du point d’indice des fonctionnaires », une hausse des pensions, ainis qu’« un soutien massif aux hôpitaux, aux écoles, aux Ephad ». Il a aussi proposé « d’installer deux millions de pompes à chaleur par an dans les habitations » et « la vente d’un million de véhicules électriques à bas coût (…) tout en relocalisant la production en France ».
Officiellement investi candidat début septembre
Le PCF tient son université d’été ce week-end à Toulouse, mais le grand moment du parti sera mi-septembre avec la Fête de l’Humanité, où Fabien Roussel doit prononcer un discours de campagne. Réélu à la tête du parti lors d’un congrès début juillet, il doit être officiellement investi candidat à la présidentielle début septembre.
L’université d’été du PCF a lieu en même temps que celle de La France insoumise (LFI), dont le leader, Jean-Luc Mélenchon, est aujourd’hui, selon les sondages, le candidat de gauche le mieux placé pour espérer atteindre le second tour de l’élection présidentielle.
LFI reproche à Fabien Roussel d’avoir empêché Jean-Luc Mélenchon d’accéder au second tour en 2022. L’ancien journaliste avait obtenu 2,28 % des suffrages (environ 802 000 voix), presque deux fois plus que les 420 000 voix qui séparaient le candidat « insoumis » de la candidate d’extrême droite Marine Le Pen.