Politique

Présidentielle 2027 : Gabriel Attal tente de réinventer le macronisme, entre libéralisme et régalien

Présidentielle 2027 : Gabriel Attal tente de réinventer le macronisme, entre libéralisme et régalien

Un discours d’optimisme porté par un candidat prônant le « dépassement des vieux clivages politiques », la promesse de soulever l’émancipation par le travail et l’innovation… Le premier meeting de campagne de Gabriel Attal, samedi 30 mai, ressemblait à s’y méprendre aux grand-messes du macronisme d’il y a dix ans.

Paradoxalement, l’héritier du parti fondé par le président s’est efforcé, ces derniers mois, de se défaire de son image de « mini-Macron ». Marquer sa distance avec un chef de l’Etat en mal de popularité pour espérer lui succéder, sans s’aliéner sa base électorale : c’est ici que se niche le nœud gordien pour le candidat à la présidentielle.

Le secrétaire général de Renaissance veut voir le « attalisme » supplanter le « macronisme », sans parvenir pour l’heure à fédérer son camp. Mais sur le plan politique, de quoi est-il le nom ? Les détracteurs de l’ambitieux trentenaire répondent qu’il s’agit d’un « opportuniste ». « Il a très peu de sincérité, c’est quelqu’un qui est très plastique », raillait ainsi le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, sur LCP, le 1er juin.

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