Présidentielle 2027 : les « insoumis » et leurs caravanes populaires à la conquête des abstentionnistes
Sur le pas de sa porte, Abdessamed (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille) tient un discours confus. Devant lui, les trois militants locaux de La France insoumise (LFI) venus tracter dans cet immeuble du quartier Lameilhé, à Castres (Tarn), mardi 21 juillet, l’écoutent religieusement. Chez ce Franco-algérien de 28 ans, les mots se bousculent mais ils laissent apercevoir une vie déjà remplie de galères, entre une activité de photographe vidéaste infructueuse en centre-ville, des contrats d’aide-soignant à l’hôpital qui l’ont harassé, et une survie au revenu de solidarité active insuffisante pour s’occuper convenablement de ses deux filles.
Alors les politiques avec leurs promesses non tenues, il les met tous dans le même panier. Jean-Luc Mélenchon ? « Il est bien », concède-t-il tout de même, alors que les militants lui tendent un tract. « Mieux que ce putain de Macron qui nous a mis dans la merde. » D’ailleurs s’il votait, Abdessamed choisirait sans doute le candidat LFI. Mais voilà, il ne vote pas. Et il ne veut pas voter.
Du 18 au 29 juillet, les caravanes populaires des « insoumis » sillonnent la France pour encourager les abstentionnistes à s’inscrire sur les listes électorales. Cette initiative est répétée chaque été depuis 2016, avec 48 étapes dans 11 régions différentes cette année, dont Toulouse et Castres, les 20 et 21 juillet, pour le parcours Sud, qui va de Bordeaux à Grenoble. Derrière la démarche citoyenne, c’est surtout un moyen pour le mouvement d’occuper le terrain pendant les vacances d’été et de faire connaître la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour 2027.
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