Présidentielle 2027 : Philippe Brun sera ne sera pas réintégré au PS et à la primaire de la gauche, tranche la justice
La sentence est tombée : Philippe Brun ne sera pas réintégré au Parti socialiste (PS) et à la primaire de la gauche sociale démocrate, selon une décision du tribunal administratif de Paris mercredi 23 septembre.
Quelques jours après sa mise à l’écart pour des accusations de violence sur une ex-collaboratrice, Philippe Brun avait annoncé mardi qu’il déposait un référé en ce sens. L’élu de l’Eure « cro[yait] encore » pouvoir participer à la primaire de la gauche, dont le premier débat se tient sur LCI mercredi soir. Il espérait ainsi faire campagne et déclarait avoir « des preuves » de son innocence.
Philippe Brun, qui a été suspendu mercredi dernier du PS à titre conservatoire, à la suite des accusations d’une militante portant sur des « faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale », selon la direction du PS, assurait initialement ne « même pas savoir de quoi [il] [était] accusé ». Les accusations à l’encontre de M. Brun portent, d’après la direction du parti, sur trois registres : « le registre du harcèlement », celui « des violences physiques » et celui de « l’emploi familial ».
Le député affirmait ne pas être au courant d’une plainte déposée à son encontre. « On a parlé d’une plainte pénale, or cette plainte n’existe pas. (…) Je demande à Olivier Faure [le premier secrétaire du Parti socialiste] de me réintégrer à la primaire de la gauche », prévue les 9-10 et 16-17 octobre, avait déclaré le parlementaire de 34 ans. Et de marteler : « Je n’ai jamais levé la main sur une femme, je n’ai jamais été violent avec personne », pointant une « vengeance personnelle ».
Samedi, M. Brun avait demandé à Olivier Faure, également candidat à la primaire, de le réintégrer dans le scrutin. Ses avocats avaient dénoncé une décision « brutale », prise selon eux « dans la précipitation, sans qu’aucune procédure contradictoire ait été organisée ». Ils avaient également précisé qu’une plainte pour dénonciation calomnieuse serait déposée.
« J’ai mes parrainages, je suis député socialiste, rien ne justifie cette suspension », avait-il insisté, considérant que « le bureau national du PS [avait] été trompé ». Il demandait également « à chacun des candidats de la primaire de se positionner, de sortir de l’ambiguïté. On ne peut pas se cacher derrière cet arbitraire qui [lui] a été infligé », avait-il lancé.
Philippe Brun est aussi suspendu à titre conservatoire du groupe Socialistes et apparentés de l’Assemblée nationale.