Raphaël Glucksmann n’est pas Zinédine Zidane et il s’en satisfait sûrement. Si le sélectionneur des Bleus a dû se contenter de 23 joueurs pour sa liste présentée vendredi 6 novembre, le candidat à la présidentielle a, lui, pu voir beaucoup plus large pour son équipe de campagne, dévoilée vendredi également, dont l’effectif atteint une centaine de personnes. Une grande partie de ce casting était réunie dans la matinée au nouveau QG du candidat dans le 10e arrondissement de Paris, afin de lancer véritablement sa campagne près d’un mois après sa désignation par la primaire du pôle social-démocrate.
L’enjeu pour le coprésident de Place publique était de transformer l’essai après sa nette victoire (66 % au premier tour) et de parvenir à rassembler une famille socialiste qui s’est parfois déchirée. L’organigramme fait donc la part belle aux différents courants internes du Parti socialiste (PS), entre les soutiens du président de groupe à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, ou du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, déjà en appui de l’essayiste pendant la primaire, mais aussi du premier secrétaire du parti, Olivier Faure, concurrent lors de la désignation interne d’octobre.
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