Politique

Retraites : Marine Le Pen se dit favorable à une « capitalisation volontaire » et réfute toute « contradiction » avec Jordan Bardella

Retraites : Marine Le Pen se dit favorable à une « capitalisation volontaire » et réfute toute « contradiction » avec Jordan Bardella

Marine Le Pen s’est dite dimanche 14 juin favorable à l’instauration d’une part de capitalisation « volontaire » dans le système des retraites « pour ceux qui le peuvent », réfutant par ailleurs toute « contradiction » avec Jordan Bardella sur la réforme prônée par le RN, qui comportera « bien sûr » toujours un âge légal de départ.

« Je pense qu’il faut évidemment proposer aux Français les moyens pour qu’ils puissent (…) se constituer une retraite complémentaire par capitalisation », a déclaré la leader du Rassemblement national lors de l’émission « Dimanche en politique » sur France 3.

« Je suis bien consciente que ça ne suffit pas, puisque l’objectif prioritaire, c’est de protéger les retraites de ceux qui n’ont pas les moyens de mettre en œuvre cette capitalisation volontaire, a ajouté Mme Le Pen. Nous avons été les premiers, en 2022, à évoquer la mise en place d’un fonds d’investissement dans l’avenir de la France. Et nous disons que, dans le cadre de ce fonds, il y a effectivement une branche qui pourrait permettre aux gens de pouvoir, pour ceux qui le peuvent », capitaliser pour leur retraite, a-t-elle expliqué.

Durée de cotisation

La triple candidate du RN à l’élection présidentielle a réfuté toute « contradiction » sur ce dossier avec Jordan Bardella, qui a récemment déclaré que « l’âge légal ne veut rien dire », car « ce qui compte c’est la durée de cotisation ».

Il y aura « bien sûr » toujours un âge légal de départ à la retraite dans la réforme du RN, car « c’est un élément, c’est un critère, mais il y en a un autre qui est fondamental et dont personne ne parle, qui est le nombre d’annuités cotisées. Et ce sont ces deux critères, qui ne peuvent pas s’exclure l’un l’autre, qui doivent être envisagés », a-t-elle expliqué.

Accusée de dissensions avec le président du RN, Mme Le Pen a par ailleurs assuré que Jordan Bardella « a eu raison » de dire que Gérald Darmanin « aurait dû, à tout le moins, présenter sa démission au président de la République » après la mort de Lyhanna.

« Il aurait dû le faire » car « un des grands reproches faits par les Français aujourd’hui, c’est que plus personne n’est jamais responsable de rien en politique. Et ça, c’est, je crois, contestable », a dit Mme Le Pen. Elle avait estimé en début de semaine qu’un appel du RN à la démission du garde des sceaux « ne servirait pas à grand-chose ».

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