Sébastien Lecornu accablé par « la superposition des crises », du mouvement lycéen à la baisse du pouvoir d’achat
Changement de ton à Matignon. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, est apparu sur les écrans de télévision, mercredi 7 octobre en début de soirée, pour une allocution visant à apaiser la colère des lycéens et à juguler la colère sociale qui couve.
Dans ce discours crépusculaire d’une quinzaine de minutes enregistré à Matignon, le chef du gouvernement, qui manifestait peu de considération pour les manifestants depuis le début des blocages, s’est dit sensible à « la colère des jeunes », qui « ne vient pas de nulle part », et aux « angoisses qu’ils expriment ».
Emmanuel Macron, inquiet de l’ampleur prise par la révolte lycéenne, poussait depuis plusieurs jours son premier ministre à prendre la parole devant les Français. Et surtout à faire preuve de davantage de bienveillance à l’égard de ce mouvement inflammable, dans un contexte social incertain. « Il nous a demandé de faire un peu plus de pédagogie pour montrer de l’empathie », affirmait, mercredi matin sur RTL, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, qui participait à une réunion autour du chef de l’Etat, mardi soir à l’Elysée.
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