Le 4 novembre 2024, Olivier Blum prenait les commandes de Schneider Electric. Près de deux ans plus tard, le voilà qui signe le plus gros rachat de l’histoire jamais réalisé par l’entreprise bientôt bicentenaire, bâtie à coups de rachats successifs : c’est dire l’ampleur de la transaction annoncée lundi 5 octobre. Sur la base d’une valorisation de 22,6 milliards de dollars (20,2 milliards d’euros) et d’un paiement « intégralement en numéraire », le champion de l’efficacité énergétique met la main sur l’Américain PTC, « un leader de la conception de produits industriels complexes, de l’ingénierie et de la gestion des données » qui a réalisé un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros sur son exercice 2025.
Le géant français, conseillé par Morgan Stanley et Goldman Sachs, complète ainsi son portefeuille de technologies et d’expertises dans son métier de l’automatisation industrielle (17 % du chiffre d’affaires en 2025), visant à optimiser la maintenance ou encore, à améliorer les chaînes de montage des constructeurs automobiles et autres laboratoires pharmaceutiques. La gestion de l’énergie, son premier métier, qui a généré 83 % de son chiffre d’affaires en 2025, bénéficiera également de ces apports en matière de données industrielles.
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