Shaggy, le dancehall et la Jamaïque dans la peau
Le festival reggae français No Logo BZH accueillera à son ouverture, le 7 août au fort de Saint-Père, dans la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet (Ille-et-Vilaine), près de Saint-Malo, l’un des plus grands noms du dancehall jamaïcain : Shaggy. Son tube Boombastic (1995) est certainement le morceau du genre qui a été le plus exploité par la publicité, le dernier en date pour vendre une voiture électrique. Pour Shaggy, de son vrai nom Orville Richard Burrell, 57 ans, tout est bon pour promouvoir la musique de son enfance, le dancehall. Il l’écoutait dans les sound systems (sonorisations mobiles) de son île natale, la Jamaïque, mais aussi dans les rues de Flatbush, à New York, où il a rejoint sa mère à l’âge de 18 ans.
Le No Logo BZH, événement qui refuse les subventions publiques et les sponsors privés, sera son premier concert en France pour présenter son nouvel album, Lottery, publié en mai, avant l’Accor Arena, à Paris, le 4 décembre, où il partagera l’affiche avec Boy George et son groupe Culture Club. Il a également participé à la comédie musicale prolétarienne The Last Ship, de son ami Sting, qui s’est jouée en début d’année à La Seine musicale de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Shaggy racontait alors au Monde sa passion pour le dancehall traditionnel, auquel il rend hommage sur son album avec le titre Til a Mawning.
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