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« Si on peut aider des civils à ne pas se faire tuer… » : l’histoire des pêcheurs bretons dont les filets capturent les drones russes en Ukraine

· War chronicles

« Vous n’imaginez pas combien de vies humaines ont pu être sauvées grâce à votre aide ! » Ses interlocuteurs ont la gorge nouée, les yeux embués par l’émotion. Apparemment ému lui aussi, Volodymyr Zelensky, chaleureux, met ses invités à l’aise et ne lésine pas sur l’hommage qu’il leur rend. La scène se déroule à l’ambassade d’Ukraine, un après-midi de novembre 2025. Le président ukrainien sort d’une réunion à l’Elysée avec Emmanuel Macron et s’apprête à rejoindre Madrid. A l’ambassade, avenue de Saxe, à Paris, aucune personnalité ni aucun média n’ont été conviés.

Organisée à la demande personnelle de M. Zelensky, la rencontre se veut un moment d’échange tant solennel que personnel. Le président tient à remercier quatre Français qu’il n’a jamais rencontrés, pour leur soutien à l’Ukraine. Inconnus dans le monde des relations franco-ukrainiennes, ils s’appellent Gérard Le Duff, Christian Abaziou, Jean-Jacques Tanguy et Yannick Calvez.

Quelques jours auparavant, Volodymyr Zelensky, qui visite régulièrement les champs de bataille, se trouvait à Kherson. Ville du front sud de l’Ukraine, au bord du fleuve Dniepr, elle est la cité où l’armée russe tue le plus de civils, envoyant là ses pilotes de drones à l’entraînement, dans ce que l’Ukraine appelle un « safari humain », avant de les poster sur d’autres lignes de front. Nous sommes le 11 novembre, et le président célèbre le troisième anniversaire de la libération de la ville (Kherson a été occupée durant huit mois par l’armée russe, du 2 mars au 11 novembre 2022).

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